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Qualité Référence n°64

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DOSSIER Le guide 2014 : des organismes de conseil et de formation

ACTUALITÉS EVÉNEMENT

ACTUALITÉS EVÉNEMENT La RSE trouve progressivement sa place en France La publication du baromètre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises au printemps montre l'importance de l'implication des salariés dans les démarches RSE de leur entreprise. Dans une situation économique difficile, il y a là une opportunité pour redonner du sens à leur engagement. Véritable point d’étape, le Baromètre de la RSE, publié cette année par l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) confirme que le concept fait son chemin dans les entreprises françaises. Cette étude est la synthèse d’une enquête menée auprès de milliers d'entreprises et d’organisations de l’Hexagone qui a conduit à l’analyse de quelque 240 réponses de directeurs du développement durable, de responsables et de chargés de projet RSE et enfin, de chargés de mission QSE (qualité-sécurité-environnement), interrogés entre février et mars 2014. Plus de la moitié des entreprises ayant répondu (57 %) réalisent moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires et près du quart (24 %) dépassent le milliard d’euros. Les autres, soit 19 %, ont un chiffre d’affaires compris entre ces deux limites. Plus de la moitié (52 %) des professionnels de la RSE en entreprise sont rattachés à la direction générale, ce qui reflète un positionnement éminemment stratégique dans l'organigramme. Cependant, on observe que le rattachement à des directions opérationnelles atteint désormais 18 % – soit une progression de 7 % depuis 2013 – ce qui montre la prise en compte des actions RSE dans l'activité opérationnelle de l'entreprise. Les équipes RSE restent souvent fai- QUALITÉ RÉFÉRENCES OCTOBRE 2014 PAGE 4

ACTUALITÉS blement dimensionnées. Dans 22 % des entreprises ayant répondu, les problématiques et les actions relevant de la responsabilité sociétale sont gérées par un équivalent temps plein. La part la plus importante – 26 % - est constituée par les équipes comptant de 1 à 5 personnes. Pour 22 % des entreprises, il s'agit d'équipes constituées de plus de 5 personnes. Des salariés hautement impliqués Près des trois-quarts des entreprises ayant répondu (72 %) indiquent que leurs salariés sont les principales parties prenantes impliquées dans les actions de responsabilité sociétale et de développement durable, devant les clients qui représentent les deux-tiers (66 %) et les actionnaires un peu en deçà de la moitié (46 %). Avec respectivement 23 % et 24 %, les sous-traitants et les fournisseurs apparaissent comme faiblement impliqués ce qui semble indiquer que les entreprises formulent peu d’exigences RSE en direction de leurs partenaires. Il est rassurant de constater qu’à une écrasante majorité, les entreprises interrogées estiment que la RSE est un bon moyen pour définir la stratégie d’une entreprise. Pourtant, seul un tiers des entreprises de taille moyenne (33 %) dispose d'une cartographie des risques et des enjeux RSE et seulement, 28 % des petites entreprises. Les grandes entités sont mieux équipées avec une cartographie disponible pour 57 % d'entre-elles. L’enthousiasme retombe lorsqu’on constate que seulement 55 % des répondants reconnaissent que le top management identifie la RSE comme une source de création de valeur pour l’entreprise. Dans un contexte économique tendu, les entreprises identifient la RSE comme un moyen de créer les conditions optimales pour se démarquer de la concurrence. Naturellement elles en espèrent une amélioration de leur performance. Les deux priorités mises en avant (37 %) sont la différenciation sur le marché et l'encouragement à l'innovation, les deux suivantes (30 %) sont l'optimisation des coûts et l'amélioration des indicateurs et du reporting. Des freins, des obstacles mais aussi, des impacts mesurables Reste que presque la moitié (49 %) des professionnels de la RSE interrogés, reconnait que cette démarche est perçue comme une contrainte par leurs collègues. Du reporting aux études d’impact, les instruments pour démontrer les bénéfices des démarches RSE cherchent encore leur place. Pour 44 % des entreprises, le premier frein à la responsabilité sociétale et au développement durable est le manque de visibilité du retour sur investissement. Viennent ensuite le manque de ressources financières (41 %), le manque de ressources humaines (37 %) et le manque de connaissance des dispositifs d’aide externes (23 %). Les données qui précèdent s’expliquent en partie par le fait que le reporting RSE connait une mise en œuvre progressive et d'importantes disparités. Pour les deux-tiers des professionnels (66 %), le reporting RSE est certes déjà mis en place ou envisagé mais seules 40 % des entreprises de taille moyenne et 20 % des petites entreprises ont déjà mis en place un tel reporting même s’il est notable que 30 % souhaitent le mettre un en place. De nombreux indicateurs mis en place dans les entreprises permettent de mesurer plusieurs aspects de la RSE : impact environnemental, incidence énergétique, climat social... Cependant, certains pans sont peu explorés et difficilement évalués. L’impact des actions de la RSE sur l’environnement figure au premier plan puisque 59% des professionnels disposent d'indicateurs permettant d’en mesurer les retombées sur ce plan, tandis que 51 % d'indicateurs mesurent l'optimisation de la consommation d'énergie. Environ un tiers des répondants disposent d'indicateurs sur le climat social, la motivation des salariés ou encore, l'image de marque de l'entreprise. Manque de reconnaissance par manque de chiffres Si la majorité des décideurs RSE s’accordent sur la nécessité de mesurer le retour sur investissement des actions RSE, il y a également consensus sur la difficulté à mesurer ce retour, faute d’outils cohérents et communs entre entreprises. La principale limite à la reconnaissance du retour sur investissement des actions RSE est pour 42% des entreprises, l'absence d'indicateurs chiffrés, suivi de près par l'absence d'impact identifié et mesuré sur le chiffre d'affaires (36 %), la non-intégration à la chaîne de valeur de l'entreprise (37 %) ou encore, l’absence de visibilité dans les documents financiers. La moitié des entreprises par exemple, ne font aucun bilan chiffré couts/bénéfices de leurs actions en responsabilité sociétale. Informations recueillies par Kiran LUMETT QUALITÉ RÉFÉRENCES OCTOBRE 2014 PAGE 5

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