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1 year ago

Qualité Références n°62

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Nos entreprises plébiscitent l’efficacité énergétique

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MANAGEMENT DE LA PERFORMANCE Conseils Oser l’innovation Issu de la fusion récente d’ASCOFI, fondée en 2007, et d’UNATRANTEC, fondée en 1984, l’Association des conseils en Innovation regroupe une cinquantaine de sociétés et un millier de consultants au service des acteurs de l’innovation et de la compétitivité de nos entreprises. Rencontre avec Patrick Haouat, Président de l’ACI. Selon vous, comment ont évolué ces dernières années d’une part les attentes des entreprises et des organisations, et d’autre part les fonctions et missions des professionnels du conseil / accompagnement ? Patrick Haouat. Nous enregistrons une évolution de fond dans la posture des entreprises vis-à-vis de l’innovation. Un nombre croissant d’entreprises considère désormais l’innovation comme un axe clé de sa stratégie. Celles qui innovaient auparavant ont « sanctuarisé » les budgets innovation, même en période de crise et de restrictions budgétaires. De plus en plus de « primo-innovantes » s’y mettent. De « nice-to-have », une démarche d’innovation structurée et l’organisation associée deviennent des « must-have ». Toutes proportions gardées, ce qui se passe actuellement sur l’innovation me fait penser au mouvement quasi généralisé vers la Qualité que j’ai vécu au début de ma carrière professionnelle. Bien sûr, les entreprises exigent une véritable création de valeur de la part de tous leurs partenaires, y compris en matière d’innovation. Les prix sont sous surveillance. Les professionnels du conseil ont toujours apporté de la méthode à leurs clients. Mais ça ne suffit pas quand on parle d’innovation : les entreprises attendent aussi du fond, de l’expertise, de l’information externe à valeur ajoutée qui permette de prendre des décisions. Le consultant qui « prend la montre de son client pour lui donner l’heure » est vite repéré, et recadré. Les professionnels du conseil en innovation ont pour la plupart intégré ces évolutions. Ils ont fait évoluer leurs offres pour aider leurs clients à surmonter la complexité des démarches et projets d’innovation, à en réduire les risques, et à déployer des plans d’actions réalistes. Leur connaissance intime des écosystèmes d’innovation est un atout clé, dont ils font bénéficier leurs clients. Stratèges, spécialistes du management ou soutiens opérationnels, les sociétés de conseil en innovation sont des acteurs privés, partenaires indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes d’innovation, dont ils contribuent à assurer la pollinisation. Qu’attendez-vous du regroupement au sein de votre nouvelle association ? En tant que président, quels objectifs vous êtes-vous fixés ? Patrick Haouat. Nous estimons entre 150 et 200 le nombre d’intervenants sur le marché du conseil en innovation. Jusqu’à notre rapprochement en 2012, il y avait deux associations professionnelles, ce qui n’était pas pertinent sur ce marché de niche. L’Association des Conseils en Innovation, qui résulte de la fusion des deux associations préexistantes, œuvre pour faire connaitre et reconnaitre ses adhérents, et promeut à l’échelle européenne les métiers du conseil en stratégie et management de l’innovation, et ce auprès des acteurs privés et publics. Réparti sur l’ensemble du territoire français, le réseau formé par les membres de l’association se compose de plus de cinquante sociétés membres, représentant un effectif cumulé d’environ 1000 consultants spécialisés. Il serait trop long de détailler l’intégralité de notre feuille de route, qui consigne l’ensemble de nos objectifs. Nous souhaitons naturellement accroître notre représentativité. Nous couvrons aujourd’hui environ 25 à 30% de la profession. Nous nous sommes fixés un objectif intermédiaire à l’horizon 2016, en dépassant les 50%. Et surtout nous tenons à faire pleinement reconnaitre notre rôle et notre valeur ajoutée dans les écosystèmes d’innovation. Comment expliquez-vous le déficit d’image et de reconnaissance dont souffrent parfois les consultants dans notre pays ? Patrick Haouat. Nous déplorons encore trop souvent des réactions de ségrégation à l’égard des sociétés de conseil, auxquelles, par exemple, on refuse l’accès à telle ou telle rencontre d’affaires, ou auxquelles on demande un ticket d’entrée surdimensionné pour adhérer à un pôle de compétitivité. Pourtant, les consultants sont indispensables dans toutes les économies avancées, ce sont des brokers de connaissances, des « passeurs » de bonnes pratiques entre secteurs d’activité, entre les maillons de la chaîne de valeur, entre les différentes fonctions de leurs clients. Le conseil en innovation est porteur QUALITÉ RÉFÉRENCES FÉVRIER 2014 PAGE 16

IMPLEX LOGICIELS MANAGEMENT DE LA MESURE ET DE LA QUALITÉ des mêmes enjeux que l’innovation elle-même pour nos entreprises et nos territoires : l’innovation est un levier clé pour davantage de compétitivité, davantage d’attractivité et donc davantage d’emplois et de progrès humain. Faire un distinguo entre les sociétés de conseil et les entreprises « normales » revient simplement à nier l’évolution en cours vers des économies basées sur la connaissance. Cette reconnaissance pourrait également passer par la délivrance d’un label ou agrément, nous sommes en train d’y travailler. Quelle place les acteurs privés peuvent-ils jouer dans le soutien à l’innovation et son accompagnement ? Patrick Haouat. Les pouvoirs publics français font beaucoup pour l’innovation, dont le soutien apparaît clairement comme une mission de service public. Les structures financées intégralement ou partiellement sur fonds publics se sont multipliés ces dernières années, au risque de rendre le paysage incompréhensible pour les non-initiés. Notre message est simplement le suivant : public et privés, soyons partenaires, et non pas concurrents. Allons même un pas plus loin. Le service public se délègue ; les exemples de l’eau, des déchets ou des infrastructures sont connus de tous, et ont permis l’éclosion et le développement d’entreprises leaders au plan mondial. Rien ne s’oppose à déléguer aux entreprises privées de conseil les missions de soutien et d’accompagnement de l’innovation au plus près des écosystèmes. Quels conseils pourriez-vous donner à une entreprise en quête d’un conseil, quels seraient les éléments d’un cahier des charges « idéal » ? Patrick Haouat. S’agissant de conseil en innovation, mieux vaut s’adresser à des spécialistes reconnus et engagés, comme les adhérents de l’Association des Conseils en Innovation, qui respectent une charte de déontologie en 5 points : confidentialité, transparence, devoir de conseil, loyauté, responsabilité. Pour le cahier des charges, et plus généralement la relation avec les cabinets de conseil en innovation, je préconise une démarche pragmatique, qu’il s’agisse de conseil en stratégie, en organisation ou de soutien opérationnel. L’innovation ne se décrète pas, elle se construit pas à pas. Pas de « grand soir » donc, il vaut mieux privilégier une démarche progressive. L’innovation est ouverte, on parle souvent de « co-innovation ». Cet état d’esprit collaboratif doit aussi se retrouver dans les relations entre clients et cabinets de conseil. Propos recueillis par Jean-François Romain SELON LES NORMES FD X 15-140, ISO 60068-3(5, 6, 7 et 11) INNOVATION Caractérisation - vérification des enceintes climatiques et thermostatiques Gérer une à plusieurs enceintes simultanément. Importer les informations par fichier, les saisir ou les acquérir automatiquement. Obtenir des résultats : moyennes, écart-types, incertitudes de mesure, lois de distribution,... à partir des opérations. Editer des rapports et certificats normalisés. Sauvegarder les configurations des moyens, des processus, et leurs incertitudes associées. Metroview2 Enceintes climatiques et thermostatiques permet de vérifier les performances des enceintes aussi bien en température qu’en hygrométrie. Les données peuvent être importées ou acquises automatiquement. Les résultats sont calculés tout au long de l’opération et permettent d’éditer des rapports et certificats normalisés. Avec l’option Proxy Cal, réalisez vos étalonnages et éditez vos rapports sur sites extérieurs. commercial@implex.fr CONTACT +33(0)4 72 18 09 90 www.implex.fr Système de management d’IMPLEX certifié ISO 9001 : 2008 QUALITÉ RÉFÉRENCES FÉVRIER 2014 PAGE 17

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