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Qualité Références n°62

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Nos entreprises plébiscitent l’efficacité énergétique

GESTION DE LA QUALITÉ

GESTION DE LA QUALITÉ L’année de la certification DNV GL Le nouveau groupe DNV GL constitue la plus grande société de classification offshore et de navires au plan mondial pour l’industrie maritime, un des leaders mondiaux des services de conformité technique et de gestion des risques pour l’industrie pétrolière et gazière, et l’un des principaux experts de la transmission et la distribution de l’énergie éolienne et électrique. DNV GL confirme également sa position parmi les trois premiers organismes de certification de systèmes de management dans le monde. Les autorités de la concurrence de la Corée du Sud, des Etats-Unis, de l’UE et de la Chine ont donc autorisé la fusion entre les deux sociétés DNV (Det Norske Veritas) et GL (Germanische Lloyd) qui vont toutes deux bientôt fêter 150 années d’opérations indépendantes. La nouvelle société, officiellement appelée DNV GL Group, comprendra 17 000 employés répartis sur 300 sites dans plus de 100 pays, et aura des revenus de 2,5 milliards d’euros par an. « C’est avec une grande fierté que nous pouvons annoncer que cette fusion, fondée sur une vision commune et axée sur la croissance, a été autorisée par les autorités de la concurrence dans les quatre territoires concernés », expliquait Henrik O. MADSEN, Directeur général de la nouvelle entité, ajoutant que les sociétés qui fusionnent sont toutes deux des leaders sur leurs marchés, ont des positions commerciales complémentaires et sont réputées pour leurs technologies de pointe ainsi que pour leur qualité et leur intégrité. M. Madsen considère que cette première consolidation de deux sociétés de classification aura des conséquences importantes sur leurs marchés. « DNV GL aura une position particulièrement privilégiée pour offrir un éventail de produits et de services de premier ordre, une expertise plus approfondie et un réseau de sites plus dense. De surcroît, DNV et GL se sont engagés fermement pour que la société fusionnée continue à investir considérablement dans la technologie, la recherche et l’innovation. » L’environnement de risques devenant de plus en plus complexe pour les consommateurs, la demande pour les technologies et services de gestion des risques de la nouvelle société devrait s’amplifier. « Dans un environnement quotidien hautement sensible aux risques, des défaillances dans leur maitrise de la part d’une entreprise peuvent entraîner des conséquences considérables –la perte de vies humaines, des impacts environnementaux ou des répercussions critiques sur l’entreprise–, compromettant la confiance et la crédibilité. Je crois fermement que DNV GL sera en meilleure position pour aider les entreprises à gérer les défis liés à la nouvelle réalité des risques et leur permettre de faire progresser la sécurité et la durabilité de leurs opérations, » souligne Henrik O. MADSEN Nécessité d’une expertise indépendante Bien que la conformité des entreprises aux normes et l’amélioration de la sécurité et de la protection de l’environnement se soient indubitablement améliorées au cours des dernières années, M. Madsen estime qu’il y a certainement de la place pour des améliorations. « Les normes progressent, mais il y a un manque de gouvernance internationale. L’industrie a besoin d’acteurs importants et indépendants qui favorisent une plus grande transparence, la cohérence et l’efficacité dans la profession et poussent le développement de nouvelles mesures et de normes adéquates », déclare Henrik O. MADSEN, avant de poursuivre : « Pour notre part, DNV GL, nous devons prendre une position proactive et montrer que nous avons des opinions qualifiées sur les questions techniques, opérationnelles, de management de l’environnement et du risque. Nous visons à proposer des solutions techniques qui soient pratiques et dans le meilleur intérêt de nos clients et des autres parties prenantes. » En bref La fusion entre Det Norske Veritas et Germanische Lloyd a été réalisée mercredi 11 septembre, et la nouvelle entité s’appellera DNV GL Group. Elle sera l’une des principales sociétés mondiales de classification de navires et d’expertise du risque dans le domaine des hydrocarbures. Le PDG de DNV, Henrik O. Madsen, devient le PDG du nouveau groupe qui emploiera plus de 17 000 personnes dans plus de 100 pays. Le siège social et le secteur des hydrocarbures seront localisés à Høvik, Oslo, alors que la branche maritime sera basée à Hambourg (Allemagne), l’énergie à Arnhem (Pays-Bas) et les assurances à Milan (Italie). Depuis 2000, DNV et GL avaient déjà mené des négociations en deux occasions, sans aboutir. La troisième occasion fut la bonne. DNV GL propose des services de classification et de conformité technique, conjointement à des services d’ingénierie informatique et logicielle et d’expertise indépendante pour l’industrie maritime, pétrolière, gazière et de l’énergie. Le groupe fournit également des services de certification à des Clients dans un large éventail d’industries. QUALITÉ RÉFÉRENCES FÉVRIER 2014 PAGE 38

GESTION DE LA QUALITÉ L’année de la certification Une activité soutenue malgré la crise Président de SGS ICS, Philippe Fusiller dresse un bilan de l’activité certification des organisations et des entreprises pendant l’année écoulée et dévoile les perspectives de l’année à venir. Quels ont été les faits marquants de l’année écoulée pour le marché de la certification ? Philippe Fusiller. L’année 2012 a vu la croissance des démarches de certification sur un plan mondial. Parmi les plus fortes croissances, il est à noter la certification ISO 50001 (+332% de croissance), suivi par la certification ISO 22000 (+20% de croissance) et la certification des dispositifs médicaux selon le référentiel ISO 13485 (+12 % de croissance). La certification ISO 9001 reste la plus développée : elle représente à ce jour plus d’un million de certificats avec une croissance de 2 % enregistrée sur 2012. Sur l’année 2013, la certification de systèmes de management a été fortement impactée par la crise économique. La croissance du nombre de certificats (tout référentiel confondu), recensée sur l’année 2012, ne sera pas au rendez-vous en 2013. Parmi les référentiels les plus impactés, on notera la certification ISO 9001 et ISO 14001. Parmi les référentiels de certification qui verront une nette progression, nous noterons l’ISO 50001 (en tête des progressions), l’ISO 22000 et la certification des dispositifs médicaux selon le référentiel ISO 13485. L’envolée de la certification ISO 50001 résulte de plusieurs facteurs : de la volonté des entreprises engagées dans cette démarche de valoriser leurs actions en termes de maîtrise des énergies ; de la possibilité pour ces entreprises de bénéficier d’un certificat d’économie d’énergie pour l’obtention d’un financement pour la modernisation de ses installations et infrastructures pour l’amélioration de ses performances énergétiques. Quels sont aujourd’hui pour vous les secteurs d’activité les plus demandeurs et les plus actifs en matière de management de la performance qualité ? Philippe Fusiller. Les secteurs qui sont les plus soutenus en terme de certification - et qui devraient le rester sur 2013- sont actuellement : • Le secteur relatif à la « sécurité des denrées alimentaires», porté essentiellement par les certifications ISO 22000, FSSC 22000, l’IFS, le BRC • Le secteur « Automobile », porté par la certification ISO TS 16949 • Le secteur « aéronautique », porté par la certification EN 9100 • Le secteur du BTP et de la construction, porté par les certifications ISO 9001, ISO 14001, ISO 50001 et l’OH- SAS 18001 • Le secteur de la « chimie », porté par les certifications ISO 9001, ISO 14001, ISO 50001 et l’OHSAS 18001 mains également par les référentiels de la cosmétique et de la pharmacie comme l’ISO 22716, l’ICH Q7, L’EFfCI, …) Quels types de démarches et quelles certifications sont actuellement les plus demandés ? Philippe Fusiller. Dans ce contexte de crise économique, les certifications soutenues par un financement ou encore les certifications réglementaires constituent les demandes les plus soutenues. Dans ce contexte, la certification ISO 50001 devrait poursuivre sa croissance. Parmi les nouveautés sur l’année 2013, et qui devraient se développer sur les années à venir, il est à noter la vérification des données extra financières conformément à l’article 225 du code du commerce. Cette vérification n’est reconnue que dans la mesure où elle est réalisée par des organismes accrédités par le COFRAC. A ce titre, notre organisme de certification, premier vérificateur indépendant à être accrédité par le COFRAC, s’est positionné sur ces démarches. Etes-vous favorable à la révision de la norme ISO 9001 et, selon vous, que peut-on en attendre ? Philippe Fusiller. La révision de la norme ISO 9001 est une bonne chose. Son déploiement actuel s’essouffle dans la mesure où de nombreuses entreprises (essentiellement les grands groupes industriels) ne voient plus la valeur ajoutée qu’une telle norme peut leur apporter. Les principales nouveautés (notamment la compréhension de l’organisation et de son contexte ainsi que la compréhension des attentes des parties intéressées et l’intégration de l’approche risque) permettront de redonner une impulsion au déploiement de cette norme. Sa refonte la rend également plus accessible aux activités dans le secteur des services, un secteur dans lequel le déploiement de cette norme reste un axe important de croissance. Quels sont vos projections pour l’année à venir ? Philippe Fusiller. Nous souhaitons renforcer notre positionnement actuel sur les différentes certifications de système de management (ISO 9001, ISO 14001, ISO 50001, OHSAS 18001, …) mais également rester très attentif aux évolutions du marché et au cadre réglementaire pour nous permettre d’apporter des réponses rapides à nos clients sur les dispositifs de certification. Propos recueillis par Jean-François Romain QUALITÉ RÉFÉRENCES FÉVRIER 2014 PAGE 39

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