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1 year ago

Qualité Références n°62

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Nos entreprises plébiscitent l’efficacité énergétique

GESTION DE LA QUALITÉ

GESTION DE LA QUALITÉ Responsabilité sociétale Excellence et RSE, une mine de compétitivité La responsabilité sociétale est un ferment d’excellence pour les entreprises. Autour des thèmes du livre qu’ils ont co- écrit, Antoine Bastin et Marc Bazinet reviennent sur les débats publics récents sur la compétitivité-coût et la compétitivité hors coût. Quels facteurs permettent à une entreprise de réussir et de se placer en tête de peloton, plutôt que de végéter piteusement, voire de disparaître ? S’il y avait une réponse magique, cela se saurait... Les chefs d’entreprise et les managers auraient mis cela en musique depuis belle lurette et personne en France ne déplorerait l’état dégradé de notre économie marchande ni l’essoufflement de la création d’emplois. Deux choses sont sûres. La première, c’est qu’il y a des bonnes pratiques et des méthodes de qualité totale qu’il faut utiliser. Les mauvaises pratiques et la non-qualité conduisent à la déconfiture, c’est bien connu. Mais si la qualité est nécessaire, elle n’est pas suffisante. La deuxième, c’est qu’en économie marchande ouverte, il faut être compétitif. Les travaux et débats qui ont accompagné la préparation du célèbre rapport Gallois, il y a un an, ont clairement dégagé ce point qui réunit aujourd’hui un très large consensus. Oui, mais comment être compétitif ? La compétitivité-coût a logiquement dominé la scène depuis lors, pour la simple raison que c’est là que les grands acteurs institutionnels ont directement les mains sur les manettes : fiscalité, coût du travail, de l’énergie et des matières premières. Bref, une approche macro-économique de la question. Notre pratique professionnelle nous a convaincus que les entreprises, même et surtout les petites, ont à leur main d’autres leviers de compétitivité, et qu’elles peuvent déplacer des montagnes encore plus grosses que ce que déplacent un point de fiscalité et un point de coût du travail. C’est quasiment une potion magique. De surcroît, elle est publiquement disponible, en libre-service, et pour trois fois rien. Nous ne l’avons pas inventée : elle s’est d’abord appelée Excellence il y a 35 ans. Elle a depuis fusionné avec la Responsabilité Sociétale, d’où le titre de l’ouvrage que j’ai écrit avec mon ami Marc Bazinet. Elle est pratiquée et préconisée dans le monde entier. La variante européenne est plus connue sous les initiales EFQM de l’institution qui la porte. L’Excellence managériale et la Responsabilité sociétale combinées constitue une approche globale du management et de la performance, axée sur la cohérence entre discours et actes, entre les attentes, évidemment contradictoires, des parties prenantes, entre vision stratégie et opérations, entre ce que le contrôle de gestion mesure et ce que la sphère émotionnelle ressent : confiance, partage, envie de réussir, imagination, créativité. L’Excellence managériale et la Responsabilité sociétale tiennent intégralement dans huit thèmes essentiels qui s’expriment en quelques mots simples du vocabulaire usuel et que chacun La RSE ne se décrète pas, ... elle se vit ! A force d’offrir aux dirigeants des outils, des méthodes et des modèles, ceux-ci finissent par se demander s’il est bien utile de réinventer la roue à chaque instant. Voilà pourquoi ce livre propose une démarche pédagogique et pragmatique placée sous le signe du bon sens et de la cohérence : rationaliser, harmoniser, simplifier, tout en évitant les fausses bonnes idées et les confusions. Cheminer en disposant de toutes les bonnes clés pour que le quotidien des organisations soit au cœur de la responsabilité sociétale et des enjeux de développement durable, sans cesser de se situer dans une dynamique d’amélioration continue, sur le chemin de l’excellence. Tel est le véritable enjeu du livre : construit en quatre grandes parties : La RSE et le Développement durable ; Pas d’Excellence sans Responsabilité sociétale ;Un management porteur de sens ; Les dix commandements : Facteurs clés de réussite. L’ouvrage propose en guise de « fil rouge « l’expérience exemplaire vécue par une entreprise française, Révillon. « Excellence managériale et responsabilité sociétale », A. Bastin, M. Bazinet, éditions Afnor, 136 p. QUALITÉ RÉFÉRENCES FÉVRIER 2014 PAGE 46

GESTION DE LA QUALITÉ peut aisément s’approprier, les dirigeants comme les collaborateurs et les parties prenantes : des résultats qui satisfont –et au-delà- toutes les parties prenantes, une gouvernance transparente et efficace, la primauté de la création de valeur dans l’intérêt des clients et bénéficiaires, la mobilisation des talents et le respect des collaborateurs, être manœuvrant et agile, contribuer à un avenir commun durable. Ces huit thèmes absorbent sans peine les nécessaires démarches couramment pratiquées (et utiles) de qualité, d’excellence opérationnelle, de conformité aux bonnes pratiques. Ce n’est pas une couche du mille-feuilles en plus, c’est la cohérence et la simplification du mille-feuilles existant. L’expérience de mes clients qui visent l’Excellence est claire : tous progressent. Il ne leur a fallu que de la lucidité devant les autoévaluations régulières, un peu de méthode et une bonne dose de persévérance. Aucun moyen supplémentaire, puisque la pratique de l’Excellence s’inscrit à l’intérieur du temps déjà consacré à la planification stratégique et aux revues de direction. C’est ce qui est connu, depuis le rapport Gallois, sous le nom de compétitivité hors coût. Les études comparatives entre pratiquants et non-pratiquants montrent toutes que les avantages que l’Excellence procure en compétitivité sont considérables. Les dirigeants des entreprises qui ont publiquement témoigné, par exemple Révillon chocolatier et ses papillotes, Gemalto et son Pass Navigo, l’Hôtel de Crillon et sa préparation de la réouverture dans deux ans, disent la même chose. Moimême, lorsque j’ai connu l’Excellence il y a une douzaine d’années, j’ai beaucoup regretté de ne pas l’avoir connue plus tôt. Le discours public a évolué substantiellement sur la compétitivité hors coût depuis les lendemains du rapport Gallois. Tous les observateurs ont remarqué que l’échange de propos du printemps et de l’été 2013 entre la Cour des Comptes et le Ministère du redressement productif a souligné l’apport nécessaire à la compétitivité de la qualité sous ses formes les plus abouties, et notamment de l’Excellence. Aux hésitants, je rappelle que l’Excellence est accessible aux plus petites entreprises (j’en ai rencontré à moins de 10 salariés, et j’ai connu un gagnant du Prix Européen de l’Excellence de 24 salariés), qu’elle est intrinsèquement gratuite, qu’elle fuit la bureaucratie, et qu’elle est utile même et surtout sous avis de tempête. A tous les débutants, je dis avec confiance : « bonne chance ». Antoine Bastin et Marc Bazinet QUALITÉ RÉFÉRENCES FÉVRIER 2014 PAGE 47

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