Views
1 year ago

Qualité Références n°65

  • Text
  • Gestion
  • Processus
  • Decembre
  • Entreprises
  • Permet
  • Travail
  • Ainsi
  • Certification
  • Risques
  • Collaborateurs
DOSSIER : L’informatique au cœur du management QSE

PERFORMANCE MÉTIERS de

PERFORMANCE MÉTIERS de donner l’occasion à chacun de devenir un meilleur professionnel ou d’acquérir de nouvelles compétences. Il lui faut donc reconnaître chacun de ses collaborateurs en tant qu’individu. Il doit aussi et c’est fondamental instaurer une ambiance positive, empreinte de bienveillance, où la défiance a cédé la place à la confiance et à la coopération. En d’autres termes, ce sont au moins autant les compétences comportementales que les aptitudes intellectuelles, et plus encore que les savoir-faire, qui feront la différence. On attend du manager une stabilité émotionnelle, un réel souci de l’autre et une grande intelligence des situations. Moins que d’une to do list, le manager a besoin d’une to be list… Art du management, qualité de vie au travail et qualité de vie tout court Un consensus semble s’établir au tour d’une séparation, à l’évidence artificielle, entre vie au travail et vie ailleurs qu’au travail (vie personnelle, vie familiale, vie sociale…) comme si l’on pouvait traiter de l’une en faisant abstraction des autres. Tour d’horizon d’idées trop largement répandues Idée reçue n°1, c’est en mettant la pression sur les objectifs qu’on obtient les meilleurs résultats économiques. Idée reçue n°2, un manager, pour bien manager, doit savoir faire le travail de ceux qu’il dirige. Idée reçue n°3, le rôle essentiel des managers est de piloter et de garantir la mise en œuvre rapide et efficace de la stratégie décidée par la direction, de vérifier le respect des processus, de contrôler leurs collaborateurs. Idée reçue n°4, pour obtenir des collaborateurs les comportements attendus, il faut surtout les leur enseigner à grand renfort de charte de bonne conduite, de notes de service, etc. Idée reçue n°5, le travail sert essentiellement à gagner sa vie. Idée reçue n°6, dans une équipe, le meilleur professionnel dans le métier est tout désigné pour être promu manager. Idée reçue n°7, pour devenir un bon manager, il suffit de suivre une formation au management, de connaître les recettes du bon manager… Idée reçue n°8, entre évolution professionnelle d’une part, et vie personnelle de l’autre, il faut choisir. Idée reçue n°9, que l’on puisse être heureux au travail est une idée totalement farfelue. Idée reçue n°10, de bons salaires suffisent pour que les collaborateurs soient satisfaits. Une personne bien payée sera plus motivée. Or, vie personnelle et vie professionnelle n’interfèrent-elles pas en permanence ? Parce que l’on passe une bonne partie de sa vie au travail, parce que la cloison censée séparer professionnelle et vie privée n’est pas étanche, le travail impacte fortement la qualité de vie de tout un chacun. Tout comme, d’ailleurs, la qualité de vie personnelle retentira sur le comportement au travail. C’est une profonde erreur que de vouloir opposer l’une et l’autre. C’est la même personne, avec ses joies, ses peurs, ses tristesses et ses colères qui vogue de vie personnelle en vie professionnelle et réciproquement. Le bien-être repose sur la qualité des temps de vie. La question de l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle ne se pose pas en termes quantitatifs. Comme en matière d’éducation des enfants, ce qui compte n’est pas tant QUALITÉ RÉFÉRENCES DECEMBRE 2014 PAGE 24

la quantité d’heures passées avec eux, que la qualité des moments qui leur sont consacrés. La seule question qui vaille d’être posée n’est pas : « est-ce que je peux concilier vie professionnelle et personnelle », mais « est-ce que l’une de mes vies impacte négativement l’autre ? ». Et si, et seulement si, la réponse est oui, quels aménagements de l’une et de l’autre y remédieraient ? En ce sens, la qualité de vie au travail est cruciale mais au même titre que celle de nos « autres vies ». En conclusion, si aller au travail ressemble à un pensum, un passage obligé pour certains, ce n’est en rien une fatalité. Loin de se résigner, il vaudrait mieux s’interroger sur les raisons qui font du travail un tripalium et, version positive, sur les conditions qu’il convient de réunir pour que le travail devienne épanouissant. Certes la rémunération intervient mais comme facteur de démotivation et non de motivation : ne pas être rémunéré à sa juste valeur est préjudiciable, irritant et rapidement démotivant. En revanche ce n’est pas la rémunération qui fait le plaisir de travailler. L’essentiel est bien de réunir les conditions de vie au travail propices à la qualité de vie et elles sont bien connues. L’enjeu est capital : « la personne qui prend plaisir au travail ne travaillera plus jamais de sa vie » affirmait Confucius. Le rôle du manager est déterminant et c’est bien ce qui fait toute la noblesse de la fonction et la rend si pleine de sens et enthousiasmante. Ce n’est rien moins que le pouvoir de changer le cours des choses, d’embellir la vie au travail et par là-même, la vie quotidienne de chacun de ses collaborateurs, dans toutes ses composantes, et par ricochet, la sienne propre ! Monique PIERSON QUALITÉ RÉFÉRENCES DECEMBRE 2014 PAGE 25

Qualité Références - Découvrez la revue en version digitale

Pour vous abonner, joindre la rédaction, communiquer dans la revue ou simplement avoir plus d'informations sur votre métier, rendez-vous sur notre site internet :

www.qualite-references.com