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Qualité Références n°73

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Le point sur le marché de la formation suite à la réforme

MANAGEMENT DE LA

MANAGEMENT DE LA PERFORMANCE DÉVELOPPEMENT DURABLE atouts d’une démarche : améliorer sa notoriété et sa réputation, développer des nouvelles activités innovantes en identifiant de nouvelles opportunités, rendre son modèle économique plus pérenne sur du long terme. Avec les démarches de développement durable et de RSE, il est possible d’identifier et ainsi d’intégrer à sa stratégie des risques et opportunités nouvelles. Enfin, le dialogue et la fidélisation des parties prenantes (salariés, fournisseurs…) constituent également de sérieux bénéfices à prendre en compte. Q.R. : Comment l’organisation peut-elle mesurer les conséquences de sa politique de développement durable sur sa performance financière ? M.M. : Cela peut se faire à travers des sondages, des consultations de parties prenantes internes et externes et des questionnaires de satisfaction. Par ailleurs, France Stratégie a publié un rapport sur le lien entre la RSE et la performance économique sur environ 8 500 entreprises françaises. Le résultat de cette enquête a montré que la RSE procure un gain de performance en moyenne de l’ordre de 13 % par rapport aux entreprises qui ne l’introduisent pas. Q.R. : Pourquoi les organisations mettent-elles en place une démarche de développement durable ? M.M. : Les organisations mettent en œuvre cette démarche pour atteindre une performance globale et un développement équilibré et rendre transparents leurs résultats. Les entreprises sont, en effet, très sollicitées par toutes leurs parties prenantes sur ces démarches de RSE et de développement durable. Q.R. : Comment les organisations fédèrent-telles au sein de l’entreprise ? M.M. : Cela dépend du type d’activités (service, industrie), de la taille (multisite…) et de facteurs intrinsèques à l’entreprise comme le leadership et la motivation du top management. Dans le cas d’entreprises multisites, la stratégie RSE du groupe « Une démarche de développement durable permet d’identifier des risques et opportunités de marché, de clients, mais aussi des pistes d’amélioration de produits, de services, d’organisation et de process. » est déployée aux niveaux managérial et opérationnel via un réseau de correspondants RSE ou Développement Durable. C’est ce même réseau de correspondants qui pourra faire remonter au siège les performances RSE du groupe, via un système de reporting RSE dédié. L’existence d’un service RSE facilite, en effet, la démarche. Sinon, le lien entre les différentes fonctions contributrices de la démarche RSE (Ressources Humaines, Achat, Finance) peut être assuré par les correspondants RSE. Q.R. : Quels sont les facteurs clés de succès pour rendre effectives ces transformations ? M.M. : Les facteurs favorables sont la motivation du Top Management et le dialogue avec les parties prenantes. Si l’entreprise a l’habitude de dialoguer, elle connait les parties prenantes les plus importantes et cela constitue un facteur de succès. En revanche, si la société méconnait ses salariés et communique mal avec ses clients et ses investisseurs, cette situation est problématique. Q.R. : Les stratégies d’entreprises d’aujourd’hui sont-elles compatibles au monde de demain ? M.M. : Toutes les stratégies d’entreprises ne sont pas forcément compatibles avec un développement durable qui serve le monde de demain, mais les concepts de développement durable, d’économie circulaire et de RSE se popularisent et rencontrent de réels succès, car considérés comme des modèles économiques performants et alternatifs. Ces nouvelles manières de produire, de vendre, d’échanger avec les clients et de mieux consommer permettent de repenser tout d’A à Z. Q.R. : Quels services proposez-vous aux entreprises ? M.M. : AFNOR Certification délivre des prestations d’évaluation, pour aider les entreprises à faire le point sur la situation, progresser et revendiquer leurs engagements. Si la société est novice ou recherche une validation de leurs premiers efforts pour s’assurer d’être « sur le bon chemin », nous lui proposerons de se challenger gratuitement en ligne en répondant à aux 20 questions de e-Engagé RSE. Si l’entreprise veut approfondir, un expert peut contrôler ses réponses à distance, mais cette prestation est facturée. Il évaluera le niveau de performance de l’entreprise et rédigera un rapport de préconisations. Ce contrôle à distance offre également à l’entreprise la possibilité d’obtenir le label e-Engagé RSE pour valoriser sa démarche. Celui-ci peut être pratique pour les fournisseurs lors des appels d’offre de donneurs d’ordre qui demandent des critères environnementaux et sociaux. Lorsque nous sommes sollicités par des entreprises ayant formalisé et déployé une démarche RSE complète et suivie via un système de reporting, nous leur proposons l’évaluation de labellisation Engagé RSE : un évaluateur vient sur site : pour interviewer les parties prenantes internes et externes de l’entreprise, ainsi que les contributeurs RSE (correspondants thématiques par exemple) et le Top Management. Pour préparer nos clients au Label Engagé RSE, nous leur proposons une visite d’évaluation, nommée « Objectif Engagé RSE ». L’idée est de les mettre dans les conditions réelles de l’évaluation de labellisation : un évaluateur vient sur site, présente le déroulé de l’évaluation, étudie le respect des critères, détaille la méthodologie de notation et répond à l’ensemble des questionnements de l’entreprise. Il peut également donner une estimation du niveau que l’entreprise obtiendrait si elle se faisait labelliser, et remet une synthèse pour progresser et être fin prêt pour le Label Engagé RSE. C’est le bac blanc avant l’épreuve du bac ! Plus de 400 entreprises, associations et collectivités territoriales ont déjà fait évaluer leurs stratégies RSE via notre référentiel. Propos recueillis par Valérie Brenugat 16 IQUALITÉ RÉFÉRENCES • N°73 • Juillet-Août-Septembre 2017

DÉVELOPPEMENT DURABLE MANAGEMENT DE LA PERFORMANCE TEXTILE Armor Lux : une démarche RSE reconnue par l’AFNOR Grégoire Guyon, directeur de la communication et de la RSE, expose la politique de développement durable de la société de textile Armor Lux. Précisions. Qualité Références : Quelles sont les activités de votre entreprise ? Grégoire Guyon : La société Armor Lux est spécialisée dans la conception, la fabrication et la distribution de vêtements et accessoires textiles. Elle intervient dans deux secteurs d’activité : le prêt à porter avec des collections distribuées sous ses marques propres et le vêtement professionnel avec la gestion de l’habillement professionnel pour des donneurs d’ordres publics ou privés (La Poste, SNCF, Truffaut, Carrefour…). Grégoire GUYON, directeur de la communication et de la RSE Q.R. : Quel a été votre parcours avant d‘assurer le poste de responsable de développement durable ? G.G : Après une formation juridique et commerciale (maîtrise de droit, Ecole Supérieure de Commerce), j’ai eu des expériences de métiers de la communication et du marketing dans des secteurs différents : sport, grandes et moyennes surfaces (GMS)… Puis j’ai suivi une formation à la norme sociale SA8000 relative aux droits fondamentaux du travail en 2010. L’objectif était de renforcer mes compétences sur le respect des droits fondamentaux du travail dans le monde pour apporter une expertise lors d’appel d’offres ou de consultations. Après, on a organisé une formation sur cette norme pour les personnes en lien avec les fournisseurs au sein de l’entreprise. Q.R. : Quelles sont vos missions à ce poste ? G.G : Outre ma mission d’assurer les relations avec les ONG et les associations (Global Compact, Eco-TLC, ORSE…), je gère les labels et certifications : EcoVadis, Afaq 26000, Oëko- Tex standard 100, Fairtrade / Max Havelaar, FLO-Cert (certification suisse pour le commerce équitable), Ecocert (coton © DR biologique), Entreprise du Patrimoine Vivant… Cette association sous l’égide de l’ONU, Global Compact des Nations Unies, appelle les entreprises et les organisations à but non lucratif à soutenir et mettre en œuvre 10 principes universellement reconnus liés aux droits de l’Homme, aux normes internationales du travail, à l’environnement et la lutte contre la corruption. Quant à l’éco-organisme du textile, du linge et de la chaussure, Eco-TLC, il a été créé en 2009 pour soutenir et financer les opérateurs de tri, les collectivités locales (conteneurs de vêtement) et les projets R&D. Armor Lux et assujetti à l’écocontribution et est membre de son conseil d’administration à travers le collège des industriels. Le label Entreprise du Patrimoine Vivant est accordé par l’Etat aux entreprises pour un savoir-faire traditionnel rare pour une période de cinq ans. Il demande d’avoir un parc machines suffisamment important préservé en France. En outre, des salariés formés doivent transmettre ce savoir-faire aux génération QUALITÉ RÉFÉRENCES • N°73 • Juillet-Août-Septembre 2017 I17

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